En route vers Aguas Calientes!

Publié le par Moustikus

       Après une grasse mat' "forcée" jusqu'à 8h (le bus pour Santa Maria ne partant pas avant 9h), nous voici sur pieds... dur dur quand on s'est couchés la veille avant 20h hahaha

        Programme du jour: relier Ollantaytambo à Aguas Calientes (ville en contrebas du Machu Picchu) avec les moyens du bord, pour éviter le train à 50$ l'heure et demie et puis rigoler un peu au passage.

       Sur la place centrale de Ollantaytambo de bon matin, le bus n'est pas encore en vue... Un chauffeur de colectivo (taxi collectif) nous aborde et nous propose de nous enmener pour 30 soles, soit le double du bus; on rigole doucement et on lui répond qu'on va attendre le bus. Trois espagnols sont déjà embarqués dans sa voiture, et à force de négociations, on arrivera à un prix raisonnable même si du coup Olive se retrouve à l'arrière dans le coffre pendant tout le trajet. Le chauffeur nous annonce qu'en maximum 3h on sera arrivés à destination. Bon au final on en mettra environ cinq...

--> Règle n°1: Ne JAMAIS croire un Péruvien sur des questions de durée, distance et heure de rendez-vous...!!

       Au début du trajet, nous ne faisons que monter, toujours monter, sur une route vertigineuse et récemment asphaltée, dans un décor de malade. Nous arrivons à un col à 4500m d'altitude où la montagne "Veronica" (5700m) se découvre timidement.



      Puis c'est parti pour la descente... descente vite interrompue par un barrage routier. En effet, il n'est que 10h30 et la route ne rouvre qu'entre midi et 13h, afin de laisser les ouvriers asphalter le reste de la route. Quand la route rouvrira, le trafic n'en sera pas pour autant fluide car régulièrement on nous fait signe de nous arrêter pour laisser passer un flot de véhicules en sens inverse ou encore pour laisser terminer une manoeuvre à une machine. On passe aussi dans un chemin complétement défoncé. Il s'agit d'une route récemment créée dans un affalement de terrain... rassurant tout ça... Plus on descend et plus on commence à se retrouver dans la jungle. Les arbres, les routes défoncées, la chaleur, les odeurs, tout ça me rappelle un peu le Nicaragua, ça fait bizarre sur le moment.

       On arrive enfin à Santa Maria, l'heure de trouver un nouveau moyen de transport est arrivée! Il nous faut maintenant rejoindre Santa Teresa. Nous trouvons bien vite une combi (mini-bus où on a en général pas la place de mettre ses jambes, même moi!). La combi se charge à craquer, de jeunes touristes occidentaux comme nous dans sa majorité. Le chauffeur installe même deux hommes sur son toit avec les bagages. Et c'est reparti pour une heure et demie serrés comme des boeufs sur une piste surplombant le fleuve Urubamba. Une voiture de police arrive en face à un moment donné et demande au chauffeur de s'arrêter. Les deux hommes sur le toit doivent descendre de là et rentrer dans la combi. On arrive (je ne sais pas comment!) à leur trouver de la place, le temps d'une centaine de mètres. Nouvel arrêt, la police n'est plus en vue, les deux hommes remontent sur le toit, on respire à nouveau à l'intérieur.  :-)

       Arrivés à Santa Teresa, la route n'est toujours pas finie, non non non! :-P  Il nous faut maintenant rejoindre la station hydroélectrique. Un colectivo nous y enmène avec les autres occidentaux, une demie-heure de piste.

       Vous pensiez que ça en était fini?! Détrompez-vous! Il est 17h30, le soleil se couche d'ici une demie-heure et il nous reste quasi 3h de marche le long d'une voie de chemin de fer pour atteindre Aguas Calientes...!!!


      Si au début nous marchons en groupe, nous nous éparpillons bien vite. Sur ce chemin, deux possibilités: marcher sur les planches jusqu'à en être totalement zombifié (planches inégales en plus!!), ou se tordre les chevilles sur des gros cailloux en bord de chemin de fer. On optera pour un mélange des deux, histoire de pas devenir fous. Le soleil disparaît, la lumière baisse mais on essaye autant que possible de durer le plus longtemps possible sans lampe torche, n'ayant pas trop confiance sur notre réserve de piles. Bon, il fait nuit, les chiens hurlent au loin, on ne voit rien de ce qui nous entoure, ça sent la jungle et les moustiques nous attaquent gaiement. On allume une lampe torche (comme ça si on a plus de piles, on aura toujours la deuxième...). C'est Olive qui la tient et qui me crie "Trou!!" quand on passe au-dessus d'une rivière et que par conséquent il vaut mieux ne pas louper les planches...! Ambiance plutôt bonne, même si on commençait à accuser de la fatigue de la journée, et que nos ventres criaient famine (le petit-déj commençait à se faire loin...). Et ce chemin de fer qui n'en finit pas... combien de kilomètres encore?? Finalement, on arrivera à 20h, soit après 2h30 de marche dont la majeure partie de nuit. On se laisse conduire à une auberge bon marché, un dîner avalé et hop vite au dodo, demain c'est réveil 4h45 mais c'est pour la bonne cause: ON VA AU MACHU PICCHU!!!  :-D

Publié dans voyages Pérou

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